Stage sur la poésie en Autriche, 3.
Bien sûr, j'ai cherché partout dans mon sac.
Cependant, en pleine rue, ce n'était pas facile.
Bien sûr, je suis retournée prendre un café viennois quelque part, au plus près.
Cependant, on me regardait bizarrement tandis que je fouillais et retournais besace sur la table du très chic salon de
thé.
Bien sûr, je ne trouvai rien.
Cependant, il fallait rentrer à l'hôtel. Peut-être avais-je laissé le passeport sur le lit, dans un tiroir, sur la table de
chevet, dans ma valise ???
Bien sûr, j'avais ma carte d'identité, ce n'était pas si grave. Mais toutes les démarches à faire pour déclarer la perte (ou le
vol ?), un dimanche en toute fin d'après-midi... brrr !
Cependant, il fallait se bouger, quitter le chaud rassurant et affronter la suite.
photos tirées du blog :
www.daniele-boone.com/cafes-de-vienne
Bien sûr, arrivée à l'hôtel, le passeport était bien au chaud au fond de la valise, avec ma carte grise et mon carnet de
vaccination ! J'avais dû l'y mettre le matin, quand j'allégeai mon sac de tout ce qui était inutile à porter un dimanche, en me disant qu'il valait mieux n'avoir qu'un seul papier d'identité sur
moi.
Cependant, je n'avais aucun souvenir, aucun, d'avoir glissé ce passeport dans le bagage, moi qui ai mémoire bonne !
Bien sûr, c'était la visite de l'appartement de Freud qui m'avait troublée la veille au plus haut point. Je faisais alors une
analyse : perdre son identité pendant quelques quarts d'heure n'était donc pas neutre...
Cependant, tout était bien qui finissait bien pour l'épisode viennois... Le lendemain, il faudrait partir aux aurores pour les
montagnes, à une heure de train de Vienne : là se trouvait Raach, lieu du séminaire.
Bien sûr, c'était trop beau : le lundi matin, levée très tôt après avoir peu dormi, je me hâtais de me démêler les cheveux au
sortir de la douche et... la brosse en sanglier me resta planté, bien embroussaillée, dans la crinière.
Cependant, impossible de l'enlever, malgré l'arrachage d'une bonne poignée de cheveux au passage...
Bien sûr , il allait falloir couper toute la mèche ! Mais je n'avais même pas de ciseaux. Que faire ?
Cependant, l'heure tournait...
(horloge de Stephansdom, Wien)
(à suivre)
© Chantal ROBILLARD
http://www.szr.at/index.shtml
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