Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 10:25

 

 

Stage sur la poésie en Autriche, 3.

 

vienne-Schoenbrunn.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr, j'ai cherché partout dans mon sac.

Cependant, en pleine rue, ce n'était pas facile.

Bien sûr, je suis retournée prendre un café viennois quelque part, au plus près.

Cependant, on me regardait bizarrement tandis que je fouillais et  retournais besace sur la table du très chic salon de thé.
 
Bien sûr, je ne trouvai rien.

Cependant, il fallait rentrer à l'hôtel. Peut-être avais-je laissé le passeport sur le lit, dans un tiroir, sur la table de chevet, dans ma valise ???

Bien sûr, j'avais ma carte d'identité, ce n'était pas si grave. Mais toutes les démarches à faire pour déclarer la perte (ou le vol ?), un dimanche en toute fin d'après-midi... brrr !

Cependant, il fallait se bouger, quitter le chaud rassurant et affronter la suite.

 

vienne-cafes-2-daniele-boone.jpg

photos tirées du blog  :

www.daniele-boone.com/cafes-de-vienne

 

 

 

 

 

 

Bien sûr, arrivée à l'hôtel, le passeport était bien au chaud au fond de la valise, avec ma carte grise et mon carnet de vaccination ! J'avais dû l'y mettre le matin, quand j'allégeai mon sac de tout ce qui était inutile à porter un dimanche, en me disant qu'il valait mieux n'avoir qu'un seul papier d'identité sur moi.

Cependant, je n'avais aucun souvenir, aucun, d'avoir glissé ce passeport dans le bagage, moi qui ai mémoire bonne !

Bien sûr, c'était la visite de l'appartement de Freud qui m'avait troublée la veille au plus haut point. Je faisais alors une analyse : perdre son identité pendant quelques quarts d'heure n'était donc pas neutre...

Cependant, tout était bien qui finissait bien pour l'épisode viennois... Le lendemain, il faudrait partir aux aurores pour les montagnes, à une heure de train de Vienne : là se trouvait Raach, lieu du séminaire.

Bien sûr, c'était trop beau : le lundi matin, levée très tôt après avoir peu dormi, je me hâtais de me démêler les cheveux au sortir de la douche et... la brosse en sanglier me  resta planté, bien embroussaillée, dans la crinière.

Cependant, impossible de l'enlever, malgré l'arrachage d'une bonne poignée de cheveux au passage...

Bien sûr , il allait falloir couper toute la mèche ! Mais je n'avais même pas de ciseaux. Que faire ?

Cependant, l'heure tournait...

 

 

vienne-stephansdom_13.jpg

(horloge de Stephansdom, Wien)

 

 

 

 


(à suivre)

 

 

 

 

 

 

 

©  Chantal ROBILLARD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.szr.at/index.shtml

 

link

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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 12:34

 

de la part de Marybel Dessagnes :

 

ses prochaines créations seront

 
Asakheya pour violoncelle solo


et


Les trois musiques (ou chronique de la folie ordinaire) pour mezzo soprano et quatuor à cordes

 

et ce sera joué ici :

 

 

 

EXPRESSIONS XXet I
musiques du 20ème et du 21ème siècles
présente


Concert autour des Femmes
BARRETT
BERIO
DESSAGNES
HUBER


TEMPLE DE L’EGLISE REFORMEE
9, RUE NOTRE DAME-CANNES


LUNDI 13 FEVRIER 2012
20H


ENTREE LIBRE-RENSEIGNEMENTS 06.12.03.62.46

 

Expressions XX et I est une association composée d' interprètes et compositeurs de haut niveau, pour la plupart professeurs au Conservatoire à Rayonnement Départemental

de Cannes et/ou membres de l'Orchestre Régional de Cannes PACA. Ses présidents d'honneur sont Mr Alain Pavard, directeur du CRD, et Mr Philippe Bender, directeur de l'ORPACA.
Elle reçoit le soutien de la Ville de Cannes et de la Direction des Affaires Culturelles. Elle organise une saison de trois concerts thématiques annuels, à raison d'un par trimestre.
Le concert "Autour des femmes" est une anticipation musicale de la journée de la femme du 8 Mars. En effet, vous pourrez entendre trois oeuvres de deux compositrices, la britannique Natasha Barret (pièce acousmatique)
et la (récemment) Cannoise Marybel Dessagnes. (2 créations). Les interprètes féminines ne seront pas oubliées dans des compositions du Suisse Klaus Huber et du regretté et immense Luciano Berio.
Sur ces quatre créateurs, trois sont vivants. Les pièces présentées vont du solo au quintette.

Le thème féminin se retrouve non seulement dans les musiciennes, interprètes et compositrices, mais aussi dans le détail des oeuvres présentées: en effet, le moteur d'inspiration d'une des deux pièces
de Marybel Dessagnes est la naissance de sa fille, et les duos pour violons de Berio choisis ici ont tous pour titre des prénoms de femmes artistes que le compositeur italien côtoyait.
 
Les interprètes du concert sont :
Mislava BENSAÏD, violon,
Danièle CALVAYRAC, violon,
Philippe CAUCHEFER, violoncelle,
Florence LAUGENIE, violoncelle,
Vanessa LEUTERE, alto,
Suzanna ROSANDER, cantatrice.
Par chantal robillard lectures - Publié dans : musique - Communauté : création partagée
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 12:33

 

 

 

 

vienne-escalier-de-Freud-2.gif

 

 




Stage sur la poésie française contemporaine
en Autriche, 2.

 

 

 

  vienne-escalier-de-freud.gif

 

 

 

 

il se trouve que j'avais une toute petite semaine pour me retourner, préparer mes interventions, et mon voyage !

il est évident que, puisque j'arrivais un samedi midi, j'aurais peu de temps le premier jour : vite, vite, un guide de Vienne, pour ne pas débarquer sans savoir où trouver les principaux monuments et musées de la capitale.

Il se trouve que dans l'avion, un petit écran personnel indiquait à chaque passager le trajet, et que nous eûmes ( hum !) un temps superbe au-dessus des Alpes enneigées.

Il est évident que j'eus sans problème une navette aéroport-centre ville, puis un taxi à qui je réussis à faire comprendre mon adresse viennoise.

Il se trouve que mon hôtel était tout près de la Berggasse, dont le numéro 19 est un peu connu.

 

 

 

 

vienne-freud-copie-1.jpg

 

 

 

Il est évident que j'allai à pied visiter l'appartement de Sigmund. L'escalier de l'immeuble, pourtant banal, me frappa (on en reparlera). La canne et les chapeaux, dans le vestibule, me remuèrent aussi.

 

 

vienne-appartement-de-Freud.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il se trouve que j'ai marché dans l'après-midi vers le centre ville, et bu un café viennois dans un célèbre établissement, dont j'ai pourtant oublié le nom. Mmm, que c'était bon !

Il est évident que j'ai accompagné le café d'une sacher torte. Ah, mais c'était chez Sacher, ça me revient en l'écrivant !

 

 

 

 

 

vienne-cafe-sacher-2.jpg

 

 

 

 

 

 

vienne--cafe-sacher.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il se trouve que la fin de l'année ne devait pas être loin, car il y avait en ville un petit marché de Noël, avec produits régionaux.

Il est évident que le dimanche, j'allai voir le château de Sissi, Schoenbrunn ! Bus encore un café viennois dans l'orangerie, et fus déçue par la chambre impériale, très bourgeoise, meubles Biedermeyer costauds et peu élégants : la pauvre ! On comprend qu'elle ait fui ces lieux le plus possible !

Il se trouve que je passai devant le Musikverein, lieu notoire des célèbres concerts du Nouvel an, et qu'on y donnait un concert gratuit en fin d'après-midi. J'y retournai donc à l'heure dite et j'eus droit à un concert (ou une répétition ?) d'élèves du conservatoire, avec uniquement des parents d'élèves, émus aux larmes, dans la salle. Ce fut de belle tenue et cela me donna l'occasion d'admirer ces lieux.

 

Vienne-Musikverein_.jpg

 

 

 

 

 

 

Il est évident qu'il me manquait quelque chose depuis le matin, et que ça me troublait : tout à coup, cherchant mouchoir dans mon sac, je m'aperçus avec horreur que je n'avais plus mon passeport !

(à suivre)


©  Chantal Robillard

 

 

(photos tirées de Wikipedia et du site du musée Freud à Vienne : je n'avais plus d'appareil photo à l'époque!)

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 17:17

 

 

 

 

  Vienne-Chateau_de_Schonbrunn.jpg

 

(photo Wikipedia)

 

 





 

- ANIMATION

D'UN STAGE SUR LA POESIE FRANCAISE CONTEMPORAINE

EN AUTRICHE

 


 

1.

Il me semble que c'était à la fin du siècle dernier.

Il paraît qu'on cherchait un écrivain pour animer, près de Vienne, un stage sur la poésie française contemporaine.

Il me semble que c'était pour des enseignants de français autrichiens. Dit-on plutôt : des enseignants autrichiens de français ?

Il paraît que l'ambassade de France avait eu mon nom plusieurs semaines en amont de son appel.

Il me semble que l'attachée linguistique qui me téléphona était très stressée et  pressée de régler vite vite vite le problème.

Il paraît que j'avais peu de temps pour me décider.

Il me semble que c'était payé par le système des per diem, qui couvre à peine les frais de séjour. Donc que les heures d'enseignement ( 5 jours pleins !) seraient bénévoles...

Il paraît qu'il fallait que j'avance tous mes frais.

Il me semble que j'ai refusé très fermement d'avancer le billet d'avion. Non mais ! Me prenait-on pour Crésus ? Qu'ils trouvent ailleurs un autre gogo.

Il paraît qu'on ne trouva personne d'autre et qu'on revint vers moi en acceptant, du bout des lèvres, de m'envoyer le billet (les billets électroniques n'existaient pas encore).

Il me semble que j'étais surprise et finalement contente, car je n'y croyais plus, ayant été très ferme, voire glaciale, au téléphone à propos du billet d'avion.

Il paraît qu'en échange de leur mansuétude, il faudrait que je me débrouille seule à l'aéroport ( je ne connaissais pas Vienne, je ne parle pas l'allemand).

Il me semble que le billet était moins cher ainsi, donc on me fit arriver un samedi pour n'intervenir que le lundi : je ne verrais personne de l'ambassade jusqu'au lundi matin, j'avais presque tout mon week end pour découvrir Vienne.

Il paraît que, malgré ma demande, aucun des enseignants du stage à venir n'était disponible pour me faire visiter sa ville...

(à suivre)




©  Chantal Robillard

Par chantal robillard lectures - Publié dans : rencontres scolaires - Communauté : création partagée
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 20:29

 

 

 donaueschingen-source-danube.jpg

photo tirée de la notice wikipedia sur Donaueschingen

 

 

 

 

 

Donaueschingen :

mon plus beau souvenir d'intervention scolaire !

 

  (texte à démarreur)

 

 

Je me souviens de Donaueschingen, situé dans le Bade-Wurtemberg, en Allemagne, aux frontières de la Suisse allemande et à quelques encâblures des sources du Rhin.


Je me souviens qu'il était compliqué d'y aller en train : changement à Kehl, à Offenburg, et quelque part ailleurs encore.


Je me souviens que, sur le quai de la gare d'arrivée, une ribambelle d'élèves français ou francophones m'attendaient avec un panneau portant mon nom et un petit bouquet de fleurs.


Je me souviens qu'ils m'ont emmenée jusqu'au collège français, à une centaine de mètres de là.


Je me souviens que la classe était décorée avec des guirlandes et des lampions, et la prof ravie de me rencontrer enfin : elle voulait une intervention d'écrivain depuis fort longtemps et c'était sa première fois. Moi aussi !


Je me souviens à peine de l'intervention en elle-même, sinon que tout s'était bien passé et que tout le monde riait de plaisir et ne voulait pas sortir au moment de la sonnerie.


Je me souviens d'un déjeuner à la cantine, avec d'autres enseignants et le proviseur.


Je me souviens que ledit proviseur avait été en poste au lycée de Montgeron, où moi j'avais été élève, quelques années auparavant.


Je me souviens que mon train n'était qu'en fin d'après-midi et que l'on me fit conduire à travers rues par une ancienne du collège, une Française mariée à un Allemand et vivant là depuis longtemps.

 

Je me souviens qu'après un tour en ville très circonstancié, ma guide me mena dans le parc du château des princes de Fürstenberg.


Je me souviens d'une sorte de bassin rond où elle m'invita à me pencher du haut d'un escalier.


Je me souviens qu'il y avait de l'eau qui bouillonnait légèrement, par moments, en contrebas.


Je me souviens qu'elle m'invita à regarder de près ce que faisait l'eau.


Je me souviens que l'eau pétillait en bulles qui remontaient lentement, presque à regret, depuis le fond vers la surface.


Je me souviens de m'être étonnée : qu'est-ce que c'était ?


Je me souviens que la dame me dit : c'est l'une des sources du Danube !


Je me souviens qu'elle me mena ensuite un peu plus loin dans le parc, où de petites rigoles d'eau jaillissaient ici ou là et couraient se rejoindre dans les bois : les autres sources du Danube. Mais la première, qui bullait vers le haut, quelle merveille !


Je me souviens d'avoir pensé aux sources de la Loire, la vraie et l'authentique, au pied du mont Gerbier, où j'allais souvent autrefois.


Je me souviens que des élèves étaient venus nous retrouver à la gare pour mon départ, avec des chocolats et des livres à me faire dédicacer : j'ai failli rater le train !


Je me souviens d'avoir attendu dans le froid, à Offenburg, ma correspondance retour.


Je me souviens que je m'étais dit que je retournerais à Donaueschingen !


Je me souviens que, la prof étant partie l'année suivante, on ne m'invita plus à retourner dans ce collège pour élèves français fils de militaires. Et petits locaux francophiles. 


Je me souviens que cette découverte du Danube -Donau tout bébé et que cette intervention délicieuse m'ont marquée à jamais.


Je me souviens que j'avais vu l'embouchure du Danube, côté roumain, sur la mer Noire ; et que j'y avais pêché la grenouille au petit bouchon et au feutre rouge dans le dédale des îles et des bras de l'immense fleuve!


Je me souviens qu'une fois revenue de Donaueschingen, je me suis jetée sur le beau livre de Claudio Magris, « Danube/ Danubio ».

 

Je me souviens que j'ai toujours envie de revoir, à Donaueschingen, les sources dans le parc du château !


Je me souviens qu'il faudra me souvenir d'y retourner...

 

 

 

© Chantal Robillard

 



donauquelle.jpg

(photo tirée également de la notice wikipedia)

 

 


 

 

 

Par chantal robillard lectures - Publié dans : rencontres scolaires - Communauté : création partagée
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