marion subervielle

Publié le par marybel dessagnes et chantal robillard







 

 

Disparition de Marion Subervielle,

( bibliothécaire française )

lors des attentats de la gare d'Atocha,

à Madrid, en mars 2004

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5 petits haïkus

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En longs cris glaçants

mugissent les sirènes.

Guerre déclarée ?

 

Terreur à Madrid:

et un orphelin de plus,

encor' tout bébé

 

Jeune collègue

française qui travaillait

là,

à

la

B.

N.

 

Ce lundi matin,

rassemblement dans le hall.

Y pensons très fort.

 

Tout le monde est là :

Nous sommes tous orphelins

de ces trains sanglants.

 

 

 

© Chantal Robillard

 

ce poème, écrit peu après les attentats de la gare d'Atocha à Madrid, a été publié une première fois dans le bulletin de l'ABF ( Assiciation des bibliothécaires français ) en 2004.

 

 

extraits de presse de mars 2004 :


Marion Subervielle, une Française de trente ans, mère d’une fillette de onze mois, mariée à un Espagnol qui, le matin du drame, lui avait dit en vain, parce qu’elle était trop pressée : " Attends un peu avant de partir, je veux t’embrasser".


Ses derniers mois ont été des mois de bonheur. A chaque instant, elle parlait d'Inès, sa petite fille, à ses collègues. " Elle était folle de son bébé. Avant le carnaval, elle a passé deux jours à réfléchir au déguisement d'Inès et il n'y a pas longtemps elle nous a montré une photo de la petite déguisée en Minnie, la fiancée de Mickey. Elle était ravie." Marion et sa famille se rendaient souvent à Pardies, un village près de Pau, pour que les grands-parents puissent voir leur petite fille. Marion ne parlait que français à sa fille parce qu'elle voulait lui transmettre sa langue. Inès, elle l'appelait souvent "mon bijou".

 

et que devient maintenant Inès, ce pauvre petit "bijou" ? cet oeillet de poète est pour elle...

 

 

Publié dans littérature

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Raffaella 10/05/2009 19:14

Hello, I am sorry I cannot write in french, but I hope you can be able to help me anyway. i was a vey good freind of marion subervielle, we met eachother in London, unfortunately I have lost Jose luis's contact and I have tried several time to look for him in internet but no success at all. I would like to have some news from him about Ines, about Marion Mam and the grandfather.
You could give him or her mum my email address so that they could get in touch with me. I really really hope that this time youcan help me.
thanks in advance
Raffaella

marybel dessagnes et chantal robillard 11/05/2009 07:43


I have not those addresses, sorry : maybe you could wright to the city where marion was born and is buried, to the Maire (mayor) of the city ; the letter would follow to her family by his services.
my best wishes to you !


Muriel 03/04/2009 08:47

La vie brisée en plein envol, et un petit être sans maman... glas de la terreur déguisée en hasard... il est des matins où l'injustice n' a pas de nom... veillons à ce que le petit être gandisse bien... nous le devons plus que tout à sa maman. Courage aux proches.
Muriel

marybel dessagnes et chantal robillard 04/04/2009 08:52


merci muriel ! le bruit courait, dans les milieux du  livre, que Marion venait tout juste de changer ses horaires de travail ( elle était à mi-temps à la bibliothèque  nationale de
Madrid ) et aurait donc dû être en demi-journée de congé ce matin-là, comme les semaines précédentes...
je ne sais pas si c'était vrai, mais quelle tristesse ! j'ai voulu par là rendre hommage à toutes ces femmes ordinaires, femmes de coeur,  dont le destin s'est brisé tragiquement.
chantal