besoin de chaperon (pastiches pour zazipo, suite)

Publié le par marybel dessagnes et chantal robillard


dans ma sous - série sur les chaperons rouges, voici :

















Besoin de chaperon

 









le chaperon*  est l'école du loup.

 

 

On compte deux sortes de loups : le loup animal et le loup en velours. Le premier est celui qui mange les chaperons tout crus et le second est celui qui masque leur frimousse mutine dans les soirées branchouilles. Leur chef d'oeuvre, pourait-on dire, car plus il est noir, plus le chaperon en rougit d'aise.



Le loup animal est celui qui s'en vient par les chemins forestiers. Contre lui, je ne connais pas d'autre remède que le bûcheron et la mère-grand. Le jour où vous trouvez un grand loup des bois bien sauvage dans votre hutte, rien ne vaut une bonne mère-grand aux vilaines dents. Vous vous faites toute petite dans son lit et vous attendez que ça passe. Plus précisément, vous attendez qu'elle s'écarte pour vous céder la place et vous allez au casse-pipe à votre tour.

 



Pauline Fourne-Perraubillard, Besoin de chaperon, Gué, 2001.

 

  ( alias ch.r., bien sûr)

 

 

                          merci à François Godard pour sa photo de loup bondissant !

 

 

 

 

* au fait, c'est ça  un vrai chaperon : un bourrelet rond posé sur la tête, et sur lequel on fichait une écharpe (un fichu), qui retombait sur le(s) côté(s) ; porté, au Moyen-Age, par les hommes comme par les femmes... ( voir photo plus haut ).


Publié dans textes oulipiens

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Lilly 03/06/2010 22:50



Bonsoir,


Je trouve le masque vénitien splendide.


Sais-tu s'il est à vendre quelque part?


 


D'avance merci


Coridalement,


Lilly



chantal robillard lectures 04/06/2010 07:37



bonjour, et merci.


j'ai trouvé ces photos sur un site de masques sur internet, donc il doit être à vendre, sans doute...